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Marius Barbeau Un aperçu de la culture canadienne (1883-1969)
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La vie de Barbeau

Présentation

Originaire de Sainte-Marie de Beauce, Marius Barbeau naquit le 5 mars 1883. Suite à l'obtention d'une licence en droit de l'Université Laval, Monsieur Barbeau, boursier Rhodes, détenteur d'un diplôme d'anthropologue d'Oxford, entra en fonction au Musée, dénommé Commission géologique du Canada, en 1911. Il y travailla jusqu'à sa retraite en 1949 et demeura étroitement associé au Musée jusqu'à son décès survenu le 27 février 1969.

Marius Barbeau s'intéressa avant tout aux Amérindiens de l'Est, de l'Ouest et des Prairies, à leurs chansons, coutumes, légendes, à leur art et à leur organisation sociale. Ses recherches sur le Canada français englobèrent contes et légendes, chansons, art populaire et art traditionnel, et elles donnèrent naissance à des ouvrages de vulgarisation. Il travailla avec des artistes tels que A.Y. Jackson, Emily Carr et Ernest MacMillan. Qu'il s'agisse de cultures amérindiennes, canadienne-française ou d'œuvres artistiques, Marius Barbeau a toujours agi en collectionneur invétéré en rassemblant, entre autres, 2 000 objets de musée, en recueillant 400 contes et 7000 chansons du Canada français. Véritable homme universel, il était versé à la fois en ethnologie, en anthropologie, en folklore et en histoire de l'art. Auteur prolifique, il a publié plus de 1 000 titres, il a laissé 12 mètres linéaires de manuscrits et plus de 30 mètres linéaires de notes de recherche.

Trois fois récipiendaire du Prix David, docteur honoris causa de l'Université de Montréal et d'Oxford, Compagnon de l'Ordre du Canada, Monsieur Barbeau accumula les honneurs tout au long de sa carrière. De renommée internationale, Marius Barbeau est considéré comme l'un des plus grands savants du Canada. En 1985, Marius Barbeau était reconnu « personnage d'importance historique nationale » par la Commission des lieux et monuments historiques du Canada, qui en novembre 1990, officialisa cette reconnaissance en apposant une plaque commémorative dans le salon « Marius Barbeau » du nouveau Musée canadien des civilisations. Enfin, une cime de montagne de l'île Ellesmere constituant le plus haut sommet de l'Arctique canadien et de l'Amérique du Nord, à l'est des Rocheuses, porte désormais le nom de « Barbeau Peak » en son honneur.

Au cours des prochaines pages, nous vous convions à sa rencontre dans un récit autobiographique où il relate pour nous l'histoire de son étonnante carrière.

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